Qu’est-ce que les oudlers ou bouts au tarot ?

Le jeu de Tarot (également connu sous le nom de Tarot français) est souvent confondu avec les Tarots. La seule chose en commun est l’utilisation de la même carte, mais dans un but complètement différent. En effet, le jeu de tarot n’est en aucun cas de la cartomancie. 

Depuis la création de la FFTarot (Fédération Française du Tarot), elle reçoit beaucoup de lauriers et est reconnue par la Confédération des Loisirs de l’esprit. Ce guide vous présente les règles des oudlers ou bouts au tarot.

Jeu de Tarot : un jeu simple de cartes

Le jeu de Tarot est un jeu qui séduit de nombreuses personnes. En effet, elle dispose de règles simples et se joue avec trois cartes appelées oudlers ou tarot.


Le Petit

L’utilisation de cette carte est simple.


Le Petit victime ainsi que le héros

En effet, c’est l’as le plus faible. Tout comme les autres cartes, il a la possibilité de couper le roi. Cependant, il ne peut être en concurrence avec aucun de son genre : 20 autres cartes de tarot.

À ce titre, elle constitue l’enjeu d’une véritable partie de chasse, appelée La Chasse au Petit.

Mais s’il est parfois une victime, il se trouve aussi qu’il est un héros. C’est le cas quand son équipe réussit à l’emmener « jusqu’au bout », c’est-à-dire à gagner le dernier coup, et que cette dernière en fait partie.


L’enjeu de la chasse au petit

Cet enjeu requiert des actions offensives et défensives.


Attaquer

Soyez prudent face à la tentation et demandez-vous toujours si petit vous est vraiment utile.

Si vous avez déjà un bon jeu, ne le « détruisez » pas en trouvant une proie. Cela se produit généralement lorsque vous avez la carte 21 et la carte excuse. En chassant petit, vous courez le risque de vider vos chances et donc de ne gagner aucun point (même petit).

Le contraire : l’hypothèse la plus courante : vous ne possédez qu’un seul bout. Il serait donc intéressant de « baisser » le contrat de 51 à 41 points.

Pour cela, vous avez besoin d’un grand As, mené par 21 si possible. Vous commencerez par jouer le petit as, forçant vos adversaires, y compris le propriétaire du petit, à se lever. Vous renverserez donc la voie des grands Tarots (c’est ce qu’on appelle jouer « en dessous »). D’après la composition de votre as, vous pouvez jouer vos meilleurs jeux.

Mais ne soyez pas têtu. Si vous vous rendez compte que les atouts de votre adversaire sont inégalement répartis, que l’accompagnement du Petit est bon (il est « long »), ou qu’il est indestructible, car les grosses cartes de tarot placées devant lui le protègent, prenez une autre tactique. La souplesse est vraiment la clé du succès de ce jeu. Gardez à l’esprit qu’il faut toujours savoir adopter de nouvelles stratégies en fonction de la distribution que le gameplay vous amène à voir. D’autant plus que renoncer à la chasse ne signifie pas que vous n’attraperez pas le petit.


Défendre

S’il est théoriquement possible de traquer Petit, réussir est une tâche rarement effectuée en pratique. En fait, soit :

  • Le Preneur ne dispose pas de Petit

Alors, votre stratégie deviendra inutile ou encore dangereuse. Cela a le potentiel de désavantager le petit que tient l’un de vos partenaires.

  • Le preneur possède le Petit

Pour conserver tout espoir de le capturer, l’un des défenseurs doit, au moins au début, être à égalité avec l’as du receveur et pouvoir maintenir cette égalité. L’expérience vous dira que cela arrive rarement.

  • Le Petit se trouvant au bout

Le Petit constitue un bout qui peut aller de camp en camp. Il est la propriété du camp qui gagne la levée de contenant.

Si Petit figure parmi cette dernière levée : Cela veut dire qu’il est au bout. Il appartient à l’équipe qui a remporté le dernier coup (quel que soit le résultat de la levée). Cela conduit au bonus « Petit au bout » pour cette équipe.

Pourquoi y a-t-il ce bonus ? Cela récompense l’agressivité des joueurs qui rejettent l’attitude confortable de « sauver » le petit à chaque occasion. Mais chaque médaille a son revers : Petit pourrait finir par être emporté par l’adversaire : dans ce cas, ce dernier bénéficierait du bonus.


As 21 : La loi du plus fort

Entre les mains du preneur : une carte puissante. C’est la seule carte qui garantit un mouvement.

  • Il s’agit d’une assurance tous risques contre l’exploitation excessive de carte.
  • Gestion des cartes, mais : jouer sans le savoir
  • C’est la récupération de se priver de la main imparable
  • C’est aussi pour « accorder » les prochains as inférieurs dans la main de l’adversaire.

Défense

« Le coup de l’Ambulance » invite à « prendre » 21 chaque fois qu’il vous est possible de mettre le petit entre les mains d’un partenaire.

L’ambulance ne constitue pas une panacée.


L’Excuse

L’Excuse sert « d’excuse » supplémentaire au joueur qui la détient. Ce joueur peut substituer n’importe quel pli à n’importe quelle carte, que ce soit un atout ou une couleur. Pour faire simple, Excuse représente le « Joker » du Tarot. Jouez-y si vous ne désirez pas poser d’autres cartes. En soi, l’excuse ne sert à rien et ne peut donc pas gagner un pli. 

Cependant, si l’adversaire gagne le tour où se trouve l’excuse, vous ne perdrez pas l’Excuse. En effet, vous aurez cette carte (vous l’avez mise dans un tour que vous avez précédemment acquis) et remettrez à votre adversaire une carte sans valeur (vous l’avez collectée dans un tour que vous avez précédemment acquis).

Quel est le rôle de l’Excuse ? Il sert de protection pour les cartes que vous ne désirez pas jouer (protection des points, gain de gros atouts précieux, don à des partenaires, etc.).

L’excuse ne peut pas être en dernier recours, auquel cas ça change de camp (il est rare de perdre une excuse, en fait, vous avez 17 chances de la jouer).

Si Excuse est jouée depuis le début (c’est-à-dire le premier), cela peut indiquer que son propriétaire détient le Petit. La couleur jouée est déterminée par la carte suivante.

Le jeu de tarot est un jeu très plaisant et très simple à jouer. Il suffit de se familiariser avec les règles pour commencer.